samedi 8 juin 2019

Dark Phoenix

Hans Zimmer est décidément le plus grand compositeur de Hollywood. Sa capacité à concevoir des musiques à la fois émouvantes et nouvelles (on ressent cette nouveauté de manière immédiate tant les bandes originales peuvent se ressembler dans le cinéma hollywoodien) est très impressionnante. Pour ce genre de film, dont les images ont du mal à nous surprendre tant on a vu d’explosions, de destructions, de fusillades, l’enjeu musical est considérable. Il contribue à différencier les productions, en augmentant ce qui par ailleurs se vaut d’un film à l’autre. Autre ravissement dans « Dark Phoenix », celui que procurent les actrices, et particulièrement Sophie Turner, que nous connaissons par ailleurs comme Sansa dans « Game of Thrones ». Sa beauté hiératique est faussement ennuyeuse, et me semble au contraire l’expression d’une puissance spirituelle qui correspond parfaitement à ce qu’on attend du personnage. C’est un jeu d’une grande subtilité, extrêmement convaincant et émouvant. Du grand art. Quant à Jessica Chastain, l’actrice qui par ailleurs domine Hollywood, elle n’est pas équipée des lignes les plus mémorables de ce scénario. Elle est excusée. « Dark Phoenix » m’a semblé réussi, en étant constamment divertissant, en évitant l’outrance visuelle et sonore, en nous émouvant avec une intrigue qui dépasse légèrement la fantaisie habituelle des bandes dessinées. À voir sans gêne...

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