lundi 19 avril 2010

Green Zone


Depuis « Bloody Sunday », l’œuvre de Paul Greengrass est un parcours sans faute. On n’a jamais été déçu par ses films. Avec Michael Winterbottom et Christopher Nolan notamment, ils incarnent l’incapacité du Royaume-Uni à retenir les plus grands talents du cinéma, formés à Londres tout comme Michael Mann. Acteurs et metteurs en scène de génie ont donc quitté l’Angleterre et enrichi la production hollywoodienne de ce qui se fait de mieux au monde. Le plus grand acteur contemporain, Daniel Day Lewis, est londonien, tout comme Christopher Nolan… Cette capacité des États-Unis à absorber l’excellence d’où qu’elle vienne est fascinante. En France, ce qu’ils viennent chiper, ce sont les étudiants de l’École des Gobelins, cette noble institution formant les meilleurs animateurs du monde. C’est Jeffrey Katzenberg qui se repait de ces jeunes talents, ne leur laissant même pas le temps d’imaginer une vie française. La Fémis ne semble pas exercer un charme aussi fort. Allez savoir. S’agissant de « Green Zone », j’en suis sorti sans savoir si je l’avais aimé. Et je ne suis pas encore sûr d’y avoir trouvé ce que j’attendais. Je voulais être surpris, mais rien dans l’intrigue ou dans la mise en scène ne m’a réellement satisfait. Bien sûr, la grande scène d’action finale est d’un virtuose. Mais on reste sur sa faim. Ce sont les crasses entre services américains qui sont insuffisamment développées me semble-t-il : c’est dommage. C’est quand même bien agréable à regarder.

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