lundi 30 septembre 2019

A Rainy Day in New York

La constance/cohérence du vieux maître dans la mise en scène de ses films est impressionnante. Écriture, direction d’acteurs, musique, décors, montage sont au plus haut niveau d’exigence. Capable y compris d’innovations sur le plan esthétique (lumières et cadres surprenants de la part de son vieux chef opérateur), Woody Allen a constitué une œuvre harmonieuse, dont une particularité - chérie ou détestée en fonction du public - est la projection qu’il impose à tous ses personnages, chacun d’eux étant ersatz de Woody. Son apparition, sous les traits de Timothée Chalamet, est tout à coup rafraîchie par rapport aux films dans lesquels il se mettait en scène, mais il impose quand même au jouvenceau de vieilles fripes typiques de sa propre dégaine, faite de tweed et de chemises à carreaux. Et le voilà aussi sous les traits de Liev Schreiber, qui interprète un réalisateur torturé, puis de Jude Law, son producteur cocu, antagonistes tous du détestable tombeur latino qui déshabille enfin Elle Fanning... C’est un vaudeville très haut de gamme, qui m’a véritablement enchanté. On retrouve évidemment l’amour ô combien compréhensible de Woody Allen pour New York, ville d’architecture, de jazz et d’opulence cultivée... Ce qu’il y aurait de mieux, de manière vacancière, ce serait peut-être Paris. Mais Timothée/Woody a choisi pour de bon : New York ! À voir en salle pour le plaisir d’échanger des rires avec un public.


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